LE
RALEUR
webzine libre, aléatoire et versatile.
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"Cette fois, ça commence vraiment à sentir le roussi. La France est sans doute le seul pays, où l'émergence d'un media aussi révolutionnaire que l'Internet, riche de promesses démocratiques autant qu'économiques, peut être qualifiée de « problème » par le président de la République en exercice. Et s'il n'y avait que des paroles ! Mais les actes sont à l'unisson. A l'égard de l'Information sur Internet, la politique de la Sarkozie semble double. S'en plaindre (le « Casse-toi pauvre con », diffusé par le site du Parisien, n'a manifestement pas été pardonné), et faire tout ce qui est dans les moyens (limités mais réels) du pouvoir pour assécher ses financements publicitaires, en les canalisant à toute force vers les dinosaures de la télévision privée.
Sommes-nous au début d'une offensive de la Sarkozie contre le « problème » du Net en général, et les sites de presse en particulier ? Faites-vous une opinion vous-même, en lisant notre observatoire.
Nous verrons bien.
En tous cas, la tribune du conseiller médias de l'Elysée, Franck Louvrier, publiée (fort peu innocemment) dans Libération, fleure la nostalgie d'un monde dans lequel les rapports entre politiques et médias étaient limités à un petit nombre d'acteurs familiers et interdépendants.
L'opposition de Sa Majesté, que représente par exemple un Philippe Ridet (du Monde) régulièrement mouché en conférence de presse, et qui semble adorer cela, convient parfaitement au Palais. Ah, si le jeu pouvait continuer ainsi, indéfiniment, entre meilleurs ennemis du monde ! Mais comment contrôler ces moustiques que sont Eolas, le Rezo, Bakchich, nonolimit, Birenbaum, ou @rrêt sur images ? Comment museler le Réseau Education Sans Frontières, qui a trouvé grâce au Web un puissant levier de mobilisation ? Et surtout, comment contrôler les centaines de milliers de lecteurs-propagateurs anonymes qui constituent la force de la Toile ?
Dans sa tribune de Libé, Franck Louvrier sort son plus beau mouchoir, pour déplorer qu'aucun site n'ait encore trouvé son modèle économique. Mais si, Franck Louvrier, prenez votre microscope, et regardez donc @rrêt sur images, ça marche très bien. Et ça ne fait que commencer. D'autres suivront. Sous une forme ou sous une autre, mais ils suivront.
C'est ici, sur Internet, grâce à vous tous, que notre site a trouvé les moyens d'une totale indépendance. Nous sommes bien décidés à la défendre, et à en faire usage. Pour cette raison, cette chronique, comme tous les prochains contenus qui seront ultérieurement consacrés à l'offensive « Casse-toi pauvre Net », si elle se précise, seront d'Utilité Publique, c'est à dire que nous les laisserons en accès libre. Faites-les circuler. Envoyez-les à la terre entière. C'est la riposte la plus efficace."
Monsieur Gokkaya a été interpellé au guichet de la préfecture de Melun et placé en rétention le 14 mars 2008.
Il s’était rendu à la préfecture de Melun pour déposer une demande de régularisation par le travail. Son employeur avait effectué toutes les démarches nécessaires afin d'obtenir sa régularisation en tant que salarié. Il avait saisi la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). La DDTEFP avait accordé une autorisation de régularisation et invité monsieur Gokkaya à se rendre à la préfecture afin d'y déposer sa demande.
L'agent au guichet de la préfecture, constatant que monsieur Gokkaya faisait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière (APRF) ancien, a saisi le service éloignement de la préfecture qui a décidé de le placer en rétention sans prendre en compte l'accord de la DDTEFP.
Monsieur Gokkaya ne doit son salut qu'à la décision du juge des Libertés et de la détention qui l'a libéré en raison de l’illégalité de l’interpellation.
Un tel procédé d’interpellation doit être regardé comme déloyal et contraire à l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH).
Au-delà de l’illégalité de l’interpellation, la situation de monsieur Gokkaya est surtout révélatrice de l’ambiguïté voire du double langage du gouvernement. Lors du vote de la loi Hortefeux en septembre 2007, la possibilité d’une régularisation par le travail a été annoncée. De nombreux étrangers qui travaillent depuis des années en France ont cru en ces déclarations et se sont engagés de bonne foi dans des démarches afin de l’obtenir.
Dans la réalité, la logique politique ne change pas. La poursuite des quotas d’expulsion s’oppose à ce que les préfectures admettent d’étudier ces demandes. Très peu d’étrangers bénéficient d’une mesure de régularisation. Pire, les démarches de régularisation engagées se traduisent parfois par l’interpellation et l’expulsion de ces travailleurs.
Nous appelons à nouveau les étrangers à la prudence et les pouvoirs publics à leur responsabilité et à leur devoir d’humanité.
www.cimade.org bien sûr
Libération et Le Monde l'ont évoqué dans leur édition du jour également.
Retour sur le déplacement du président à Vienne (Isère), le 13
mai dernier, emblématique d'une certaine dérive de la France sarkoziste vers un État policier : la petite ville semblait en état de siège, investie par un bon millier de membres des forces de
l'ordre, soit environ un flic pour trente habitants ! Des snipers étaient même postés sur les toits... Surtout, le comportement des policiers fut inacceptable, comme le raconte LibéLyon : "La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée,
une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. (...) Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la
la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour
une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs
autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. La suite ici...
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