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Mercredi 25 juin 2008
Le groupe Coldplay a sorti son 4ème album et c'est un vrai bonheur pour les cages à miel.
Les puristes regretteront une dérive plus pop par rapport à Parachutes, mais ceux qui pensaient que X&Y était le plus riche seront comblés.

Outre Violet Hill, le premier extrait qui était téléchargeable gratuitement quelques temps avant la sortie officielle, Cemeteries of London, Lovers in Japan et naturellement Viva la vida sont tous des créations qui percutent le tympan et vous amènent inconsciemment à battre la mesure.

Histoire de ne pas vous retrouver sous le coup de la loi Hadopi, achetez-le chez votre disquaire préféré et mettez la galette en boucle : ce n'est pas encore remboursé par la sécu, mais cela vaut toutes les pilules pour le bien-être du monde.

par C.W. publié dans : Champs de Culture
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Lundi 19 mai 2008

Tout petit, on nous apprend qu'il n'est pas beau de mentir, que l'on finira avec un nez de Pinocchio. Puis l'on grandit et force est de constater que ces bonnes idées ne sont pas suivies par tous...

Mais est-on obligé de mentir? Et d'abord, qu'est-ce que mentir? Et qui ment? Et peut-on (ou doit-on) toujours dire la vérité? Une société sans mensonge est-elle possible?

Si vous êtes du genre à vous poser ces questions, alors ce livre est pour vous : simple de lecture, usant d'exemples nombreux empruntés à la littérature, au cinéma et à l'actualité, il est très clair et instructif sur le sujet!

L'auteur, Michel Fize, est chercheur au CNRS.


par DJYWHY publié dans : Champs de Culture
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Mercredi 14 mai 2008

Le point de départ de ce livre est, en janvier dernier, une conversation de Bernard-Henri Lévy avec celui qui ne va pas tarder à être élu Président de la République et qui, pour l'heure, sollicite son soutien : Nicolas Sarkozy. L'auteur quitte son interlocuteur (dont il brosse, au passage, et en écrivain, un portrait vif et passionnant) avec la double conviction : primo, qu'il n’est pas question, pour lui, de prendre le chemin que prennent, au même moment, certains de ses amis et qu’il votera donc une fois encore, comme il l'a fait toute sa vie, pour ce qu'il est convenu d'appeler la gauche ; mais, secundo, qu'il est difficile de donner tout à fait tort à ce que lui dit le futur Président de l'état d'archaïsme, de décomposition politique et morale, voire d'indigence idéologique, dans lequel se trouve sa famille politique. Quel sens y a-t-il, aujourd'hui, à se réclamer de cette gauche dont Sartre disait déjà, il y a presque cinquante ans, dans sa préface à Aden-Arabie de Paul Nizan, qu’elle était « un grand cadavre à la renverse où les vers se sont mis » ? C'est la première question que pose donc ce livre et à laquelle il répond sur le double registre du récit personnel et de la réflexion théorique. De quoi le progressisme contemporain est-il malade et quels sont les symptômes, les figures, les causes, de cette maladie ? C'est la seconde question qu’il soulève, plus complexe, et qui le conduit à des développements sur, pêle-mêle, l’anti-américanisme, les mythes de l'empire, la question de l'Islam, le retour de l'antidreyfusisme, les illusions de l'anti-libéralisme ou le parfum munichois qui rôde autour de nombre de discussions sur la guerre et sur la paix.

A cette seconde question, qui occupe la plus grande partie de l’ouvrage, il répond par une thèse simple, mais paradoxale : la gauche, en France et dans le monde, a eu à faire face, au XXème siècle, à une première tentation totalitaire qui tournait autour de l’idée communiste et dont elle est, pour l'essentiel, revenue ; elle connaît aujourd'hui, en ce début du XXIème siècle, une seconde tentation totalitaire qui grandit à la place de la précédente, sur les décombres qu'elle a laissés, et dont le trait le plus singulier est qu’elle puise son inspiration dans une thématique venue plutôt de la droite, quand ce n’est pas de l'extrême-droite, ou du logiciel de ce que l’auteur appela, naguère, « l’Idéologie française ».
Pour la gauche, donc, mais à condition de la refonder.
Pour la refondation, donc, mais à condition d’en reconnaître, par delà les batailles de clocher, les enjeux véritables et planétaires.
Trente ans après La Barbarie à visage humain et L'idéologie française, Bernard-Henri Lévy persiste dans son combat de toujours : celui de la liberté de l’esprit contre toutes les variétés de l’obscurantisme.

Cette présentation éditoriale est complète mais ne peut en aucun cas transmettre à tout esprit démocrate qui se reconnait comme tel, la véracité de l'analyse et la pertinence de la démarche intellectuelle présentées dans ce livre.

Je ne suis pas un fan de BHL, quelques-uns de ses écrits m'étant tout bonnement tombés des mains. Mais il faut lui reconnaître ici une acuité et une honnêteté dont peu peuvent se prévaloir. Pas exhaustif mais presque essentiel pour qui veut participer à la réflexion constructive d'une nouvelle gauche.

par C.W. publié dans : Champs de Culture
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Lundi 28 avril 2008
Il est des domaines artistiques qui me sont difficilement accessibles en tant que spectateur : la danse classique et les ballets en sont l'exemple le plus criant.

Il en est pourtant un où je prends énormément de plaisir à m'y promener tout en n'ayant qu'une faible culture, c'est la peinture.
Même si les couleurs sont souvent le point de départ, l'émotion brute reste le moteur principal de mon émerveillement face à tant de créativité, déployée avec les mêmes objets et outils de départ. Je suis fasciné par ce que peut produire une toile sur moi sans forcément connaître son histoire, la technique employée, ni même savoir si ce que je vois est bien ce que voulait obtenir le peintre.

Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir deux univers complètement différents et qui me touchent chacun à leur manière.

Tout d'abord celui de
Jocelyne PILOD, dont le travail sur la matière (support ou partie prenante de la création) est indissociable et complémentaire avec le jeu des couleurs qu'elle parvient à créer. Et pour le calme qui émane d'elle et de ses oeuvres.

Ensuite, celui de
Delphine COSSAIS, pour toutes ces femmes qu'elle ajoute à notre monde en le revisitant à sa manière. Et pour l'énergie extraordinaire et apparemment intarissable qui jaillit autant de ses toiles que d'elle.

Deux peintres différentes, avec chacune leurs sphères et leur monde, et qui agitent, avec leur personnalité respective et leurs créations, des cordes personnelles parfois insoupçonnées.

Je souhaite à chacun(e) d'entre vous de pouvoir être touché(e) ainsi par une création, quelle qu'elle soit ; et j'invite tous les créateurs à oser nous faire partager leur univers (hein Brun's ?!) pour nous donner à voir le monde à travers leurs yeux.

par C.W., merci à Antonio C. publié dans : Champs de Culture
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Samedi 29 mars 2008
Un peu de lecture, pour les soirs sans ordinateurs par exemple...

Carl Honoré, Eloge de la lenteur, Marabout.

Pourquoi sommes-nous si pressés ? Pouvons-nous aller moins vite ? Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité de tâches à abbattre à la qualité de nos actes quotidiens.

A l’heure où la performence est requise sur tous les fronts de l’existence (travail, couple, famille, vie sociale et même… loisirs !), Carl Honoré enquête au cœur d’un courant d’opinion baptisé « Slow », qui propose de rééquilibrer rapidité et lenteur dans notre vie, et retrouver ce que les musiciens appellent le temp giusto.

Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos existences plus riches ?

Carl Honoré, est un journaliste canadien, qui vit à Londres. Best-seller, Eloge de la lenteur a été traduit en plus de vingt langues.



Daniel Pennac, Chagrin d’école, Gallimard (Prix Renaudot 2007).


« Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier (Champagne !). Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inaptes à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (…) je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachèteraient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire…

[J’étais] un cancre. Un cancre sans fondement historique, sans raison sociologique, sans désamour : un cancre en soi. Un cancre étalon. Une unité de mesure. Pourquoi ? La réponse gît peut-être dans le cabinet du psychologue scolaire envisagé comme substitut familial… »

Daniel fait parti de ceux à qui l’on martèle dès le plus jeune âge qu’ils n’arriveront jamais à rien. A en croire les autres (parents, fratrie, ou instituteurs), aucun espoir dans l’avenir ne leur est permis. Et pourtant…

Dans une autobiographie, Daniel Pennac, se raconte depuis ses souvenirs d’enfance pour témoigner de son parcours aussi marginal qu’exceptionnel, égratignant au passage la bêtise de ceux qui croient savoir ce que signifie réussir sa vie.

Pour vous laisser séduire, allez surfer absolument sur www.gallimard.fr/pennac-chagrindecole/


 

par DJYWHY publié dans : Champs de Culture
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