Vous vous doutiez bien que je ne pouvais pas rester sans réaction devant la future probable nomination du Prince Jean à la
présidence de l'EPAD. Pour bien faire, je vous invite à lire l'interview donnée par notre présidicateur au Figaro et puis d'aller
faire un tour dans les commentaires (eh oui, même les gens de droite sont écoeurés, c'est dire...). Puis le lire cet article
de Rue89, assez complet. En dessert, je vous livre quelques réactions croustillantes : "On a besoin de quelqu’un qui soit un très bon juriste…Or, M. Jean Sarkozy est en deuxième année de
droit. C’est déjà un élément très, très fort." Laurent Fabius "Moi je trouve tout à fait intéressant qu’il soit candidat et je serai intéressée de connaître son projet
quand il en aura un." Laurence Parisot, à double tranchant. Et enfin, ma préférée : "Encore une fois, un étudiant est contraint de travailler pour financer ses études", par Bernard THIBAUD, pourtant
pas un drôle d'habitude.
Alors, bien sûr après tout cela et bien d'autres articles que vous pouvez lire aussi, après les réactions internationales
qui comparent la France aux pires pays africains, comment rester de marbre devant ce népotisme avéré que NS tente vainement de nier ? Impossible. Même à droite, ça grince et couine de partout, de
JF Copé aux sénateurs. Comment vais-je faire pour que mes enfants fassent confiance à la politique, à la démocratie, qu'ils apprennent le goût de l'effort et la satisfaction du travail accompli
si même (surtout !) au plus haut niveau la manigance et le piston sont de mise ? Comment leur inculquer une quelconque volonté de respect ? Merci monsieur le Président de tout bousiller comme
vous le faites. Et vous vouliez le Nobel de la Paix ? Laissez-moi pleurer (parce que rire, je n'ai plus envie). Quant à mes chers amis et connaissances qui, il y a deux ans et demi, me soutenaient haut et fort que vraiment ce gars-là
allait nous changer la France et la remettre dans le droit chemin, que la droite sarkozyste était l'avenir et tout le bataclan ; chers amis, vous vous êtes plantés. En beauté. Non que je m'en
réjouisse, je suis dans le même bourbier que vous aujourd'hui. Mais cela renforce ma conviction que le libéralisme clientéliste et sans éthique ne peut en aucun cas être une politique défendable.
J'espère que cela vous aura au moins permis d'en prendre conscience et de commencer à chercher avec nous, pauvres gauchistes utopistes, des solutions démocratiques, respectueuses des hommes et
des générations futures. Votre soutien, au mieux seulement idéologique au pire dans vos actes de travail et de boursicoteur à cet homme et sa politique et donc à ses lieutenants et ersatz,
Balkany, Devédjian et consort, n'est plus justifiable. Soit vous avez encore une conscience qui est plus forte que votre amour propre et vous vous remettez en cause, soit vos enfants et les
générations qui suivront ne pourront faire autrement que vous reniez un jour ou l'autre.
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