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Vendredi 16 octobre 2009

Vous vous doutiez bien que je ne pouvais pas rester sans réaction devant la future probable nomination du Prince Jean à la présidence de l'EPAD.
Pour bien faire, je vous invite à lire l'interview donnée par notre présidicateur au Figaro et puis d'aller faire un tour dans les commentaires (eh oui, même les gens de droite sont écoeurés, c'est dire...).
Puis le lire cet article de Rue89, assez complet.
En dessert, je vous livre quelques réactions croustillantes :
"On a besoin de quelqu’un qui soit un très bon juriste…Or, M. Jean Sarkozy est en deuxième année de droit. C’est déjà un élément très, très fort." Laurent Fabius
"Moi je trouve tout à fait intéressant qu’il soit candidat et je serai intéressée de connaître son projet quand il en aura un." Laurence Parisot, à double tranchant.
Et enfin, ma préférée :
"Encore une fois, un étudiant est contraint de travailler pour financer ses études", par Bernard THIBAUD, pourtant pas un drôle d'habitude.

Alors, bien sûr après tout cela et bien d'autres articles que vous pouvez lire aussi, après les réactions internationales qui comparent la France aux pires pays africains, comment rester de marbre devant ce népotisme avéré que NS tente vainement de nier ? Impossible. Même à droite, ça grince et couine de partout, de JF Copé aux sénateurs. Comment vais-je faire pour que mes enfants fassent confiance à la politique, à la démocratie, qu'ils apprennent le goût de l'effort et la satisfaction du travail accompli si même (surtout !) au plus haut niveau la manigance et le piston sont de mise ? Comment leur inculquer une quelconque volonté de respect ? Merci monsieur le Président de tout bousiller comme vous le faites. Et vous vouliez le Nobel de la Paix ? Laissez-moi pleurer (parce que rire, je n'ai plus envie).
Quant à mes chers amis et connaissances qui, il y a deux ans et demi, me soutenaient haut et fort que vraiment ce gars-là allait nous changer la France et la remettre dans le droit chemin, que la droite sarkozyste était l'avenir et tout le bataclan ; chers amis, vous vous êtes plantés. En beauté. Non que je m'en réjouisse, je suis dans le même bourbier que vous aujourd'hui. Mais cela renforce ma conviction que le libéralisme clientéliste et sans éthique ne peut en aucun cas être une politique défendable. J'espère que cela vous aura au moins permis d'en prendre conscience et de commencer à chercher avec nous, pauvres gauchistes utopistes, des solutions démocratiques, respectueuses des hommes et des générations futures. Votre soutien, au mieux seulement idéologique au pire dans vos actes de travail et de boursicoteur à cet homme et sa politique et donc à ses lieutenants et ersatz, Balkany, Devédjian et consort, n'est plus justifiable. Soit vous avez encore une conscience qui est plus forte que votre amour propre et vous vous remettez en cause, soit vos enfants et les générations qui suivront ne pourront faire autrement que vous reniez un jour ou l'autre.
Par C.W. - Publié dans : Râlerie - Communauté : Tel est le monde !
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Commentaires

Ah, il faut tous les entendre, tous les amoureux de la jeunesse, à l'heure du café, se précipiter à la rescousse du jeune-mais-la-valeur-n'attend-pas-le-nombre-des-années Sarkozy. Pas d'affaire ! Circulez ! Rien à voir ! D'abord, il a été élu ! Et Raffarin encore, à RTL, de dégainer l'argument qui tue : et la modernisation de la vie politique, qu'en faites-vous ? Tapis rouge. Il est exceptionnel qu'un intervieweur leur objecte les simples faits contredisant l'argument massue de l'élection, et que rappelle Libé de ce matin : c'est sur intervention directe de la présidence, que le décret qui aurait permis à Devedjian de rempiler au delà de la limite d'âge à la présidence de La Défense, a été retoqué ; et le brave maire de Meudon (92) dont la démission du Conseil d'administration va permettre l'élection triomphale du Dauphin, va être nommé au Conseil Ecoomique et Social par Sarkozy père.

Donc, le spectacle continue. Joli spectacle, de voir toute la meute des fayots présidentiels se jeter ainsi du haut de la falaise, les uns derrières les autres, comme des lemmings. Tiens, encore, pour le plaisir, un nommé Thierry Solère, vice-président du Conseil général des Hauts de Seine : Il «est le fils d'un génie politique, il n'est pas étonnant qu'il soit précoce. Quand vous êtes l'enfant d'un pianiste de grand talent, ce n'est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot»

La question qui se pose, plus tourmentante encore que d'habitude, au matinaute ensommeillé, est celle-ci. Croient-ils à ce qu'ils disent ? Sont-ils conscients, que la France ébahie les regarde plonger dans le précipice ? Quand ils sortent du studio, quand ils partagent le café-croissants, tous micros éteints, avec les journalistes, défendent-ils encore bec et ongles l'hérédité du génie dans certains cantons des Hauts de Seine, ou bien s'épongent-ils le front, vaguement désespérés, en maudissant les devoirs de la solidarité umpéiste ? Dans les deux cas, c'est inquiétant. Pour eux.

PAR DANIEL SCHNEIDERMANN

Commentaire n°1 posté par Milo KASK le 16/10/2009 à 22h32

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