Le baril à plus de 100 dollars. Personne n'y croyait, nous y voilà et sans doute pour longtemps.
Le litre d'essence à 1,5€ c'est fait également. Comme le vantait une publicité récente, le carburant fossile va devenir un produit de luxe.
Ne serait-il pas temps de revoir notre mode de fonctionnement global en arrêtant la surconsommation ?
Est-ce vraiment nécessaire de parcourir 3000 km pour faire venir des tomates sur un marché ou dans une grande surface ?
Ne peut-on pas proposer des alternatives pour propulser nos voitures si essentielles ?
L'argument massue "s'il existait quelque chose de plus rentable et de moins dangereux, il y a longtemps que ce serait fait" ne tient pas.
D'abord parce que l'homme - et plus particlièrement ses composantes capitalistes - a toujours réfléchi sur les bénéfices à court terme, l'exemple de développement durable qui
n'est encore qu'une idée et loin d'être traduite en actions est à ce point de vue édifiant.
Ensuite, parce que les exemples d'aberration malgré l'évidence sont légion : ainsi, longtemps en France (jusqu'en 1981) et encore dans de nombreux pays dits civilisés
aujourd'hui, la peine de mort fut et est maintenue non pas parce que c'est la meilleure punition du système répressif - toutes les analyses comparatives faites dans les pays l'ayant supprimée
montrent que l'évolution de la criminalité n'a aucun lien avec l'existence ou non de cette peine capitale - mais parce que c'est la plus facile : comprendre, juger, trouver une peine appropriée,
réhabiliter et réinsérer un délinquant est beaucoup plus compliqué que de le supprimer.
Enfin, dans de nombreuses situation, l'homme préfère s'attaquer aux effets plutôt qu'à la cause d'un problème (si vous en doutez, jeter un oeil à ce qui se passe dans votre
boulot) et les lobbies sont là pour accentuer ce phénomène.
Le pétrole n'est donc pas la meilleure option mais bien la plus facile à ce jour. Et c'est un levier à multiples tranchants pour les pays producteurs comme pour les pays consommateurs, les uns
pour ramener de l'argent afin d'investir dans le développement de leur pays - même si tous ne sont pas au même niveau, l'Iran et le Koweit par exemple - les autres pour continuer de creuser leurs
dépenses énergétiques et produire plus.
Faut-il pour autant se plaindre ? Pour ma part, je souhaite que cette augmentation continue pour obliger et les pouvoirs publics et les industriels à revoir intégralement leur copie, faire table
rase des solutions actuelles pour en proposer de nouvelles, loin des escrologies du carburant vert (hydrophage) ou des batteries (génératrices de déchets en tous genres).
Acculés, je fais confiance à certains pays créatifs pour trouver de bonnes solutions, viables à long terme.
par Milo KASK
publié dans :
Râlerie
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