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Jeudi 25 octobre 2007
udc.JPGComme disait Larcenet "la grande classe en Suisse !"
L'Union Démocratique Suisse - parti qui n'a de démocratique que l'appellation - possède un directeur de communication que tous les partis du monde doivent lui envier : direct, franc, sans faux-semblant, ici on appelle un chat un chat (ou plutôt un mouton).
Je vous laisse le soin de transmettre à notre cher Nicolas et de réfléchir deux minutes sur le double sens de mouton...
par C.W. publié dans : Débat et des chaussettes
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Mercredi 17 octobre 2007
Les agents ANPE et Assedic ont reçu comme consigne de transmettre "systématiquement" aux préfectures copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d'emploi étrangers pour vérification depuis le 1er octobre, selon des documents rendus publics mardi par des syndicats, selon l'AFP (17/10/07).

Voilà qui est pour nous rassurer quant à la liberté en France...


J'en vois qui sourient, qui xénophobisent de bas de plafond et sous-entendent "bon débarras !".

Ceux-là ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Demain, ce seront les interdits bancaires qui seront dénoncés, puis les pacsés et ceux qui n'ont plus que 2 points sur leur permis.

La dangerosité d'un acte ne réside pas seulement dans ce qu'il produit directement mais également dans ce qu'il peut avoir comme conséquences.
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par C.W. publié dans : Râlerie
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Mardi 16 octobre 2007
L'agence mondiale de lutte antidopage (AMA) est au bord du gouffre. Non parce que son vice-président JF LAMOUR - notre ex-ministre des Sports - vient de claquer la porte en balançant quelques missiles en partant. Mais parce que son efficience et sa raison même d'exister interrogent plus qu'elles ne rassurent.

Marion Jones, Floyd Landis et les autres dont l'un des équipiers du défi Suisse lors de la dernière America's Cup, même s'ils relèvent respectivement du CIO, de l'UCI et de pléthore sigles inutiles, ont encore démontré récemment l'étendue du canyon qui sépare les tricheurs de leurs chasseurs.
Les premiers ont techniquement au moins dix ans d'avance sur leurs poursuivants qui non seulement ne se battent pas avec les mêmes moyens (22 M$ de budget annuel pour l'AMA, 9 M$ pour l'US Postal, 90 M€ pour un club comme le Milan AC) mais de plus ne sont pas complètement convaincus ni convaincants dans leur action.
Si l'on ajoute qu'une partie du secteur pharmaceutique est plus ou moins officieusement derrière certains sports, David a bien du mal à sermonner Goliath.

Au-delà de l'investissement des dirigeants - politiques, sportifs et autres - absolument nécessaire si l'on veut voir un jour évoluer les choses - je suggère deux ou trois idées pour permettre à l'AMA de (re?)devenir efficiente :
  • Tout d'abord, au même titre que nous payons une taxe à chaque fois que l'on achète un CDROM, une clef USB, un disque dur externe... pour "lutter contre le piratage", instituons une taxe sur les licences sportives pour les amateurs et sur les salaires pour les professionnels afin d'augmenter sensiblement le budget de l'agence. Ainsi 0,5% sur le budget 2007 de la Scuderia Ferrari rapporterait déjà 500'000 euros soit une augmentation de plus de 2% du budget de l'AMA. En ratissant large et même en ramenant ce taux à 0,1%, je crois que l'AMA aurait des moyens plus conséquents pour lutter.
  • Deuxièmement, l'image. Le cyclisme l'a montré ces dernières années, le spectateur veut certes du spectacle mais il ne veut pas être floué. Qu'attend le staff marketing pour aller démarcher un équipementier sportif et lui proposer de polir son image en échange de moyens, qu'ils soient financiers ou autres ? Où est le directeur marketing qui devrait faire un appel d'offre auprès de célèbres boissons gazeuses - mieux les eaux minérales - pour les associer à cette noble quête de l'honnêteté ? Les publicitaires seraient d'une créativité délirante pour faire swinguer l'association entre leur produit et cette idée de sport "clean".
  • En clair, reprendre les mêmes recettes utilisées par les grands clubs, les sportifs pleins aux as et les dirigeants de l'UEFA et l'appliquer à la lutte antidopage : créer un logo digne de ce nom et s'en servir en occupant le terrain de la jeunesse ; sponsoriser des manifestations sportives, recruter non pas chez les futures gloires de la NBA mais dans les clubs, au début, lorsque le sport est encore un plaisir ; financer des centres de formation, imposer à ceux-ci tout un volet sur le sport sans traficotage, démontrer que l'on peut se surpasser sans se shooter ; investir le monde du sportwear...
Les idées ne manquent pas. Il suffit juste de se donner les moyens. Les sportifs et les supporters y trouveront tous leur compte : les premiers arrêteront de mourir prématurément, les seconds aimeront leur sport pleinement, sans crainte de le voir un jour sali par une restitution de médailles olympiques indues.
par C.W. publié dans : Débat et des chaussettes
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Dimanche 14 octobre 2007
"La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir" écrivait Yourcenar.

J'ai la chance de ne pas être d'accord avec Marguerite. Premièrement parce que ma mémoire n'a rien d'un lieu abandonné, les morts cotoyant les vivants sans vergogne et gardant cet espace très actif. Secondo parce que tous ceux qui s'y croisent continuent d'exister, au moins pour moi, que je les rencontre quotidiennement dans la réalité ou non. Enfin, parce que plutôt qu'une ROM (mémoire "morte"), j'ai choisi d'avoir de la RAM (mémoire "vive") certes parfois volatile mais plus efficace.


Alors certains sont parfois surpris que je puisse ressortir les noms et les prénoms de personnes croisées il y a plus de 20 ans et disparues depuis de ma petite vie. Ils font pourtant partie de ce que je suis, et à leur petite échelle ils ont contribué à me construire.
Parfois la réalité télescope tout cela : quelle joie de recroiser une amourette d'enfance ; quel pincement au coeur de voir qu'elle ne se souvient même plus de votre prénom alors que vous, vous vous souvenez même de son nom voire de sa date d'anniversaire !

Que dire de ces photos de classe retrouvées au détour d'un déménagement, au fond d'un carton ou dans un grenier. Les Nicolas, Valérie, Stéphanie, Cécile et autres Flavien ou Denis (rien qu'avec cela, vous pouvez situer l'époque, n'est-ce pas ?) qui ne vous reconnaîtront même pas dans la rue. Que sont-ils devenus ? Ont-ils ne serait-ce qu'une bribe de souvenir de ce que j'étais, de ce que nous étions ? Pascal, te souviens-tu de nos innombrables discussions littéraires ? Yannick, de nos interrogations existentielles ? Laurent de nos jeux discrets en attendant la fin des cours ...
Et comme contrairement à certains, on ne s'était pas donné rendez-vous dans 10 ans - et qu'on approche plutôt des vingt maintenant -, nous ne saurons rien de ce qui finalement restera en commun.

Alors faut-il coucher tout cela sur notre écran ? Encombrer la ROM de nos ordinateurs de cette mémoire pour le jour où la nôtre commencera à nous faire défaut ? Et espérer que l'univers informatique nous aide un jour à retrouver ces pages d'histoire passée ?

En attendant, aujourd'hui, 14 octobre, ma mémoire me rappelle deux souvenirs pas forcément joyeux mais qui sont bien vivants : un truc qu'on ne partage qu'à deux, et puis un anniversaire de départ. Il y a 6 ans, Arnaud s'en est allé brutalement voir de l'autre côté. Il nous manque, mais il est présent, il vit encore, là, dans nos mémoires. Il m'accompagne dans chaque livre lu, chaque film vu, chaque sensation vécue. Il vous accompagne également, quand bien même vous ne le connaissiez pas. Parce qu'aujourd'hui je vous en parle et que demain, vous vous en souviendrez un peu...

La mémoire forge nos souvenirs qui font que chacun de nous se sent vivre.

par C.W. publié dans : Boîte à bidules
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Vendredi 12 octobre 2007

Mao Yushi, économiste chinois et chercheur au centre de recherche Unirule, plaidait il y a peu pour ne pas s’en prendre à ceux qui réussissent et de trouver le juste équilibre entre défendre les riches et agir pour les pauvres.

 
 

« Plaider la cause des pauvres n’est pas suffisant », écrit-il. « Les pauvres ont besoin d’actions concrètes en leur faveur. Il faut les aider pour que leurs enfants puissent faire des études, pour qu’en cas de maladie ils aient les moyens de se faire soigner, […] pour que ceux qui, par malchance, tombent sur un patron filou puissent trouver quelqu’un pour les aider à se défendre. Je suis aussi favorable à ce qu’on parle pour les pauvres, car leurs droits ont aussi besoin d’être protégés. Mais je suis contre ceux qui le font par démagogie, pour mettre l’opinion publique de leur côté, ceux dont les propos ne servent pas les intérêts des pauvres. Par exemple ceux qui encouragent les pauvres à s’opposer aux riches, qui présentent les riches comme des coupables, qui affirment que les pauvres et les riches sont deux groupes antagonistes ou encore qui avancent l’idée de dépouiller les riches. […] En fait, quand je parle en faveur des riches, ce n’est pas seulement eux que je défends mais la cause de la multitude des pauvres, car ceux-ci sont amenés à devenir riches un jour. Si on élimine les riches, quel avenir restera-t-il aux pauvres ? […] La seule solution est donc de protéger à la fois les riches et les pauvres ; il s’agit des droits de l’homme ».

 

Tenir de tels propos en République Populaire de Chine entraîne nécessairement de vives réactions. En France, c’est un peu la même chose et finalement c’est dommageable pour tout le monde. Affirmer une telle opinion vous catalogue immédiatement à droite de l’échiquier politico-économique alors qu’à bien y réfléchir, plaider la cause des riches dans l’intérêt général est une idée sinon socialiste au moins communautaire.

 

L’utopie de l’égalité doit-elle finalement se muer en équité ? Ce serait à mon sens un premier pas vers le début d’une fraternité beaucoup plus grande.

par Milo KASK publié dans : Théodore
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