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Dimanche 24 juin 2007
Ceux qui me connaissent un peu savent le peu d'estime que je porte à la téléivision. Pourtant, j'ai toujours respecté le travail de certaines chaînes qui, malgré le manque d'audimat, s'efforcent d'essayer d'inculquer deux-trois bricoles aux légumes qui les regardent. Il y a 12 ans, lorsque je n'étais encore qu'un jeune étudiant, il m'arrivait de regarder la toute jeune (elle aussi !) émission Arrêt sur Image sur France 5. Incontestablement subjective sur de nombreux sujets, elle était pourtant une des rares (la seule ?) émission critique sur le média particulier qu'est la TV et qui poussait parfois le vice jusqu'à s'auto-analyser. Je me souviens notamment de l'une d'elle où, ayant invité Nagui (sic) pour éclaircir ses pitreries d'animateurs du samedi soir, Schneiderman s'était fait gentiment taillé un short par le-dit animateur en retournant l'exercice d'analyse de l'image à son compte : Nagui demandant un plan large au cadreur, il nous fit constater qu'il y avait un siège vide entre lui et le journaliste alors que tous les autres invités avaient été assis à ses côtés durant l'émission. Il s'interrogeait alors sur l'éventuel racisme de Schneiderman à son encontre, démontrant la difficulté de l'exercice hebdomadaire de l'émission et nous faisant un clin d'oeil du genre : restez critique sur ce que l'on vous dit, même dans cette émission.
Et l'équipe poussait
même le bouchon jusqu'à diffuser sur le site de son émission (France 5, arrêt sur image) la version non montée de l'émission - formaté sur une durée stricte de 52 min - pour que chacun puisse voir et entendre tout ce qui s'était dit.

Cette anecdote évacuée, je garde le souvenir d'une émission nécessaire, un peu comme les cours de décryptage que donnent quotidiennement de nombreux professeurs d'histoire, de français ou de philosophie pour rendre citoyens sinon lucides au moins avertis les générations qui prennent conscience de la société.
Alors n'étant pas consommateur à ce jour, pourquoi m'indigner d'une telle disparition de la grille des programmes ?

Parce que le travail de lobotomisation - déjà bien engagé depuis des années par TF1 - semble maintenant s'étendre sournoisement dans les grilles du service public et que, à mon grand regret, la télévision reste aujourd'hui le principal (et de loin) vecteur d'information du citoyen lambda. Si ce média ne pratique plus son autocritique, il devient un dangereux outil de propagande et d'abrutissement des cerveaux.
En travaillant plus pour gagner plus - mais en payant plus également : entre la TVA à 24% et la réforme de l'assurance sociale entre autres... - le travailleur finira sa journée ou sa semaine encore plus épuisé qu'il ne l'était déjà et n'aura même plus l'énergie de refuser un lavage de cerveau nocture ou dominicale pour recommencer la semaine suivante.
Si parallèlement à cela vous constatez que les journaux seront bientôt tous détenus par des actionnaires français proches du pouvoir (les echos n'en ont plus pour longtemps, la tribune, le figaro, le monde, libération sont déjà à l'agonie), vous comprendrez que nous entamons une ère de l'uniformisation de l'information, donc liberticide.
Que faire alors ? Dans un premier temps, remuer le cocotier avec l'outil encore à peu près utilisable (internet) en allant notamment signer la pétition en question et dans un second temps en restant vigilant à ce qui vous entoure.
par C.W. publié dans : Râlerie
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Jeudi 21 juin 2007

Quelle sera-t-elle cette communauté chrétienne de demain ? Celle d'aujourd'hui vieillit, se craquelle, campe sur ses principes d'un autre temps et durcit ses positions. Pourtant certains cherchent chaque jour à la faire grandir, évoluer, changer.

Moi je rêve d'une communauté chrétienne dans laquelle je puisse me retrouver, me sentir bien ; me sentir entouré et soutenu, entourer et soutenir à mon tour ; échanger et partager, et trouver autre chose que des grenouilles et nonnes. Je rêve d'une communauté de parole.

Je rêve d'une communauté impliquée dans la vie et pas passant à côté en la critiquant sans savoir,

Montrant du doigt ses enfants perdus au lieu de les aider,

Condamnant celles et ceux qui doublement souffrent à faire un choix et à ne pas être acceptées dans ce choix ;

Celui de prendre leur vie en main : avortement, divorce, remariage, etc.

Celui de saisir le cadeau de la liberté.

A quand des ecclésiastiques vivants avec nous et pas en marge ?

A quand des prêtres en famille pour être plus proches de nos vies ?

A quand des femmes au sein de mon église ?

A quand la confiance de donner plus de responsabilités aux laïcs ?

A quand une église dépourvue de hiérarchie inutile et aveugle,

Trop éloignée, trop isolée dans ses cathédrales d'ivoire ?

A quand des évêques, cardinaux et pape acceptant leur statut d'Homme,

Au lieu de se croire supérieurs aux Hommes ?

Qu'ils prennent exemple sur Dieu qui se veut parmi nous et non au-dessus !


Je rêve d'églises ouvertes, lieux de rencontre et d'écoute et non pas de litanie.

Chaque fois que je rentre dans une église, on me serine le même discours abscons,

Parfois même en latin, pourquoi ?

Pourquoi chercher à m'éloigner de la Parole au lieu de la transmettre ?

Les membres de l'église doivent être les nouveaux apôtres et non les gardiens de cette parole.

Qui sont-ils ces soi-disant représentants du Christ qui placent le pouvoir avant l'humilité ?

Qui sont-ils ces orateurs qui répètent au lieu de méditer ?

Qui sont-ils ces porteurs de parole qui martèlent au lieu d'enseigner ?


Nous voulons des guides et non des maîtres,

Nous voulons être inspirés et non manipulés

Être conseillés et non sermonnés,

Éclairés et non confessés.


La communauté chrétienne de demain va devoir laisser entrer la vie en son sein si elle veut survivre. Cela veut peut-être dire une refonte complète de l'organisation actuelle ! Mais qu'elle cesse d'évoluer à côté.

Que diriez-vous d'une communauté de chrétiens investie, inscrite dans la vie ? Qu'elle soit sociale, professionnelle, politique, associative, sportive…

Que l'église ne soit plus une assemblée occasionnelle mais une force d'action présente dans tous les compartiments de la vie. Une communauté qui se réunirait non seulement pour partager des convictions communes mais aussi pour échanger des différences et chercher à faire coexister ces deux choses dans leur vie.

Alors me direz-vous, fais-le ! Montre-nous le chemin puisqu'il te semble si facile. J'essaye chaque jour. D'autres aussi. Ce n'est pas facile, et je ne dit pas que le chemin que j'indique est l'unique. Je dis simplement que si l'église chrétienne veut avancer dans l'avenir avec ses enfants, elle doit les accompagner dans leur évolution en leur donnant certes un cadre mais surtout les éléments pour réfléchir à l'interaction de ce cadre avec la vie actuelle et une liberté d'action plus importante.

Oui, je crois que s'il ne devait y avoir qu'un seul élément sur lequel devrait travailler dès aujourd'hui la communauté chrétienne, c'est sans doute la liberté. Pour faire un pas gigantesque : sortir de l'ère de la religion pour entrer dans celle de la foi.

par Invité publié dans : Râlerie
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Dimanche 17 juin 2007
«  Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ».

Alors que le G8 s'est terminé sur... rien ou pas grand chose, alors que l'Europe et notre nouveau président et son Jolly Jumper de 1er ministre ne cessent de répéter leurs objectifs de croissance, il serait peut-être temps que chacun prenne conscience une bonne fois pour toute que nous sommes dans un univers fini : la Terre. Avant que la lune ou Mars ne fassent partie des marchés ou d'une quelconque zone de chalandise, il va s'écouler encore quelques siècles voire plus. Cette réalité étant posée, je voudrais que l'on m'explique comment, si tous les pays affichent une croissance même faible, celles-ci peuvent coexister sans que cela soit au détriment de quelque chose ou quelqu'un. Inutile d'avoir fait de grandes études pour comprendre le principe : imaginez une plage sur la côte d'azur où chacun essaierait d'étaler en plus de sa propre serviette une première autre serviette, puis une autre et ainsi de suite avec l'idée de continuer indéfiniment. Même si la plage est grande, elle est limitée et il arrivera forcément un moment où il n'y aura plus de sable disponible à moins de le faire au détriment d'un autre plagiste.
Plutôt qu'une croissance infinie comme moteur économique de notre société, j'aimerai qu'on nous propose des objectifs de qualité de vie (complètement différent de quantité de biens), une volonté de régler les problèmes en s'attaquant aux causes plutôt qu'à leurs effets. Un exemple ? La vitesse sur les routes. Plutôt que d'être dans la répression et l'éducation (souvent faiblarde), commençons déjà par ne plus autoriser la fabrication de véhicules qui vont au-delà des limites autorisées. Et qu'on ne vienne pas me rebattre les oreilles avec des arguments fallacieux de sécurité avec une meilleure reprise ou autre : ce n'est plus valable lorsque tout le parc roulant est identique.
Mais revenons à notre problème du jour, la croissance. Démonstration faite de l'absurdité des politiques actuelles, je ne suis pas non plus favorable à une décroissance tout aussi dangereuse.
Tout comme certains jeux de société commencent à le montrer, on peut participer à ce monde dans un esprit participatif avec des objectifs communs tout en ayant chacun sa propre mission, ses propres tâches et sa propre satisfaction lorsque le but final est atteint. Plutôt que d'être dans la concurrence, une société qui proposerait un mode de fonctionnement économique, sociale, etc. collaboratif, participatif engendrerait moins d'inégalité et surtout redonnerait un sens et une place à la vie de chacun.
J'attends de mes dirigeants une telle démarche et je suggère au moribond parti socialiste de s'inscrire dans cette voie s'il veut survivre : il trouvera un écho favorable auprès de bon nombre de concitoyens et coupera l'herbe sous le pied aux populistes gauchisants et autres pseudo-révolutionnaires qui ne proposent que destruction et critiques négatives là où il faudrait suggérer d'inscrire la réalité économique dans d'autres projets que la possession et l'augmentation de cette possession.
par C.W. publié dans : Râlerie
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Mercredi 13 juin 2007

     Un ami ordinaire ne vous a jamais vu pleurer.
     Un véritable ami a eu les épaules humides de vos pleurs.
  
     Un ami ordinaire ne connaît pas le prénom de vos parents.
     Un ami véritable a peut-être même leurs numéros de téléphone
     dans son carnet d'adresse.
  
     Un ami ordinaire amène une bouteille de vin à votre fête.
     Un ami véritable vient avant pour vous donner un coup de main et
     après - pour vous aider à ranger.
  
     Un ami ordinaire est contrarié que vous l'appeliez quand il est
     déjà au lit.
     Un ami véritable vous demande avec inquiétude pourquoi vous n'avez
     pas pu l'appeler avant.
  
     Un ami ordinaire aime parler avec vous de vos problèmes.
     Un ami véritable aime vous aider à les résoudre.
  
     Un ami ordinaire, lorsqu'il vous rend visite, se comporte en invité.
     Un ami véritable ouvre le frigo et se sert.
  
     Un ami ordinaire pense que votre amitié est finie après que vous
     vous soyez querellé.
     Un ami véritable sait qu'une amitié se trempe dans une querelle
     et en ressort plus forte.
  
     Un ami ordinaire s'attend à ce que vous soyez toujours là pour lui.
     Un ami véritable est toujours là pour vous.
  
     Un ami véritable ? Celui qui reste à vos côtés lorsque tout le
     monde vous a abandonné.

par Antonio C. publié dans : Boîte à bidules
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