Et l'équipe poussait même le bouchon jusqu'à diffuser sur le site de son émission (France 5, arrêt sur image) la version non montée de l'émission - formaté sur une durée stricte de 52 min - pour que chacun puisse voir et entendre tout ce qui s'était dit.
Cette anecdote évacuée, je garde le souvenir d'une émission nécessaire, un peu comme les cours de décryptage que donnent quotidiennement de nombreux professeurs d'histoire, de français ou de philosophie pour rendre citoyens sinon lucides au moins avertis les générations qui prennent conscience de la société.
Alors n'étant pas consommateur à ce jour, pourquoi m'indigner d'une telle disparition de la grille des programmes ?
Parce que le travail de lobotomisation - déjà bien engagé depuis des années par TF1 - semble maintenant s'étendre sournoisement dans les grilles du service public et que, à mon grand regret, la télévision reste aujourd'hui le principal (et de loin) vecteur d'information du citoyen lambda. Si ce média ne pratique plus son autocritique, il devient un dangereux outil de propagande et d'abrutissement des cerveaux.
En travaillant plus pour gagner plus - mais en payant plus également : entre la TVA à 24% et la réforme de l'assurance sociale entre autres... - le travailleur finira sa journée ou sa semaine encore plus épuisé qu'il ne l'était déjà et n'aura même plus l'énergie de refuser un lavage de cerveau nocture ou dominicale pour recommencer la semaine suivante.
Si parallèlement à cela vous constatez que les journaux seront bientôt tous détenus par des actionnaires français proches du pouvoir (les echos n'en ont plus pour longtemps, la tribune, le figaro, le monde, libération sont déjà à l'agonie), vous comprendrez que nous entamons une ère de l'uniformisation de l'information, donc liberticide.
Que faire alors ? Dans un premier temps, remuer le cocotier avec l'outil encore à peu près utilisable (internet) en allant notamment signer la pétition en question et dans un second temps en restant vigilant à ce qui vous entoure.






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