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Samedi 24 mars 2007

« L’intention stratégique doit pouvoir se décliner par des objectifs stratégiques lesquels fixent les finalités des processus permettant de piloter ces processus en vue de développer des plans d’actions». Tel est le résumé d’un schéma intitulé « Finalisation de la démarche de pilotage et déploiement de la stratégie ». Cette explication éclairante est renforcée heureusement par la précision suivante : « L’intention stratégique, puis les plans d’actions qui vont en découler, orientent le pilotage de l’entreprise ».

Alors certes me direz vous, il est toujours facile d’extraire quelques phrases d’un contexte pour ridiculiser la prose d’un rédacteur. Aussi est-il légitime que je vous précise dans quel contexte cet extrait s’inscrit. Il s’agit d’une problématique professionnelle s’interrogeant sur « l’amélioration d’un dispositif à partir de la notion de processus ». Vous voilà enfin tout à fait renseigné…

Bon d’accord, il vous faut encore quelques précisions. Alors pour évaluer cette  « finalisation de la démarche», il convient bien sur de prévoir une « Elaboration des indicateurs et un périmètre de pilotage des opérateurs ». Ces indicateurs se déclinent en « indicateurs de résultats, en indicateurs de progression, et en indicateurs de performance », ce qui permet de construire « un tableau de bord pour piloter le niveau de scolarisation externe »!

Ouf enfin un indice : la scolarisation externe, il semble donc s’agir d’un travail de réflexion concernant l’école à l’extérieur d’un dispositif. Encore quelques sources explicatives pour que ce sujet puisse vous apparaître définitivement plus limpide. Reportons nous au résumé.

« Un établissement médico-social peut-il prendre appui sur la démarche de processus, et plus particulièrement, sur le processus global de prise en charge de l’usager pour déployer sa stratégie ? »…

«  Une première expérience au sein d’une structure médico-sociale accueillant deux populations de jeunes présentant un retard intellectuel et des troubles du comportement, a permis de répondre favorablement à ce questionnement…

En effet, cinq processus formant le processus global de prise en charge de l’usager ont été, dans un premier temps identifiés…

Ce déploiement des objectifs sur les processus débouche sur l’identification de leviers d’action opérationnels, sur la base desquels un schéma de contractualisation interne est proposé…

En revanche, seule, une réduction de nos dysfonctionnements, nous a permis d’observer une corrélation entre démarche processus et amélioration de la performance»…

Je me suis limité à quelques extraits !!

Mais vous conviendrez que, maintenant vous pouvez tout à fait saisir le sens de ce mémoire, oui, parce qu’il s’agit d’un mémoire, que j’ai eu le plaisir de devoir lire pour être membre du jury en connaissance de cause…

Je vous jure que tout cela est malheureusement vrai. Alors effectivement si l’on veut avoir une idée du sujet en lisant simplement le titre ou le résumé en fin du mémoire, c’est raté !

L’ésotérisme des propos contraint le futur examinateur à lire l’ensemble du document pour tenter de découvrir de quoi on parle. C’est un moyen efficace pour contraindre à la lecture totale. J’ai donc entamé cet ouvrage avec une soif de découverte inégalable. Après la lecture d’une première partie quasiment en apnée, j’ai du m’arrêter pour bien sûr respirer, et aller me ressourcer dans des lectures plus prosaïques. La deuxième partie m’est apparue plus lisible par le seul fait que j’avais dû m’habituer un peu à cette étude scientiste de haut niveau !

Après cette première épreuve de lecture, afin de ne pas paraître trop ignare en tant que jury et pouvoir poser quelques questions fondamentales aux auteurs, (ah oui au fait ils s’étaient mis à deux pour commettre ce verbiage virtuel), j’ai du prendre des notes et tenter d’élaborer quelques questions qui n’apparaissent pas trop simplistes dans leurs libellés, pour ces rédacteurs de haute volée.

Je ne voudrais pas maintenir le suspens plus longtemps, ce mémoire se proposait en fait d’exposer :

  • Comment favoriser l’intégration en école ordinaire, de jeunes déficients intellectuels accueillis dans un Institut Médico-Educatif -

Je sais, cette explication est moins savante que la notion de

« Processus stratégiquement évalués à l’aune des indicateurs de performance permettant d’analyser les leviers d’actions opérationnels, sur la base desquels un schéma de contractualisation interne est proposé, bien que le niveau relatif de la maîtrise des ressources (éléments centraux de la performance), ne puisse pas permettre aux auteurs d’analyser et d’évaluer par manque de temps, à partir d’un retour d’expérience ».

On se surprend à apprécier qu’ils aient manqué de temps !

Vous devinez ma hâte de voir en chair et en os ces écrivains du virtuel ! J’imaginais même rencontrer des extra-terrestres de l’éducation spéciale, précurseurs d’une dynamique révolutionnaire de l’accompagnement de personnes en situation de handicap.

Ils étaient donc deux, habillés normalement, d’apparence humaine. Ils m’ont saluer avec des mots compréhensibles : « Bonjour, vous aller faire partie du jury ? » Merveille, ou j’étais entré dans leur vocabulaire spécifique et je traduisais leurs propos virtuels aisément sans m’en rendre compte, ou eux-mêmes s’étaient préparés à utiliser le langage des humains.

Le président du jury après avoir laisser les auteurs présenter oralement leur travail, (dans la même veine que leurs écrits), a cru bon de me demander d’intervenir en premier…

Après quelques mots introductifs de politesse diplomatique recommandée dans ce genre d’exercice, j’ai tenté de leur traduire mon étonnement, voire ma stupéfaction, par quelques phrases du type :

« Le vocabulaire employé est spécifique « un peu » en marge des références sémantiques habituelles…Le langage « frise » le virtuel et dessert la lisibilité du propos…. Certaines formulations sont bien « alambiquées » pour décrire des choses simples…On entre difficilement dans la problématique du sujet…la sémantique apparaît un peu scientiste… »

Puis j’ai senti qu’il convenait d’arrêter ces remarques, en voyant les têtes livides de « ces écrivains » qui, soit ne comprenaient pas mon langage trop concret, soit étaient en train de redescendre de leur planète de l’intellectualisme stérile.

Il a fallu ensuite rassurer le patron de mémoire qui les avait laissé délirer, et relativiser les propos afin de ne pas le sanctionner à la place des candidats.

La délibération fut délicate, et comme il n’était pas de bon ton de mettre une note inférieure à la moyenne pour ne pas disqualifier le dispositif de formation, ce tissu d’inepties virtuelles fut reconnu comme étant correctement moyen !!!

Pourquoi faut-il se référer à des concepts de stratégies et de processus, pour autant intéressants, mais tellement ridicules lorsqu’ils sont mal assimilés et artificiellement plaqués sur l’accompagnement humain ?

Nous sommes malheureusement de plus en plus confrontés à des discours « creux », parés  de termes qu’il convient d’avoir dans son vocabulaire courant, pour se donner l’impression de faire partie de l’élite branchée.

Quelle tristesse et quelle décadence ! Luttons pour appeler prosaïquement un chat un chat, et choisissons de bonnes références littéraires. En guise de morale de cette histoire retenons, approprions-nous et astreignons-nous à faire nôtre cette citation de Boileau :

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».


E.C

par E.C. publié dans : Râlerie
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Dimanche 18 mars 2007
Pour faire suite au précédent texte, maintenant que nous savons quasiment avec certitude qui sont les 12 finalistes, je voudrais réaffirmer une ou deux choses ici, d'autant qu'aujourd'hui j'ai encore entendu pas mal de conneries proférées par les unes et les autres.
Tout d'abord, la démocratie - qui n'est pas le meilleur régime politique mais le moins mauvais - doit rester représentative pour être efficiente. Oubliez le leurre de la démocratie participative, aussi dangereuse qu'inefficace : la notion d'élus est importante car elle véhicule l'idée de confiance en quelqu'un d'autre pour prendre des décisions à sa place, surtout quand celles-ci sont impopulaires et désagréables. Si la majorité des français était suffisamment intelligente pour gouverner un pays, TF1 aurait mis la clef sous la porte depuis longtemps et les hebdomadaires à plus fort tirage ne seraient pas des ramassis de voyeurisme "people".
Représentative donc.
Ensuite, qu'on arrête de nous promettre une VIème République ! La Vème possède une constitution plutôt claire (http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/c1958web.htm) qui fonctionne, malgré les bizarreries que les citoyens ont réussi à lui faire faire (cohabitation).
La seule modification de fond à apporter serait - à mon sens - d'envoyer aux oubliettes les cumuls de mandats et de faire en sorte que certains élus ne se retrouvent pas à tous les étages de la démocratie (commune, département, région, assemblée ou sénat). Certains opposent à cette idée le fait que des députés déconnectés d'une réalité du terrain ne travailleraient pas sur les bons sujets ni en cohérence. Je crois plutôt qu'un député déconnecté de contraintes politiciennes locales serait plus à même de réfléchir pour un pays et non pas pour ses petits copains.
Le bonus serait de revoir le train de vie des institutions en arrêtant de changer le mobilier et la vaisselle des ministères à chaque nouvel arrivant : le budget de l'état en serait reconnaissant.
par C.W publié dans : Débat et des chaussettes
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Vendredi 16 mars 2007
Qu'est-ce qu'une bonne idée ? Loin de moi l'envie d'aborder la question d'un point de vue philosophique mais j'avoue que des fois, en contemplant mes contemporains ou même leurs ancêtres, je me dis que cette notion est bien relative.
Rapidement, pour étayer l'interrogation, quelques bonnes idées au départ qui posent question aujourd'hui : La route des Indes par l'ouest. Bonne ou mauvaise idée ? Et la bombe nucléaire ? Et le moteur à explosion ? Et l'administration ?
On pourrait en écrire des kilomètres comme cela et se dire "ah oui, finalement, ce ne sont peut-être pas que des bonnes idées en soi..."
Ne me cherchez pas, vous n'aurez pas de réponse à cette question de ma part ce soir. J'avais juste envie de vous interroger sur un truc un peu décalé, histoire que vous ne partiez pas vous coucher avec les neurones en panne.
Mais si quelqu'un veut tenter d'y répondre, qu'il n'hésite pas !

PS : la démocratie, bonne ou mauvaise idée ?????
par C.W. publié dans : Râlerie
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Jeudi 15 mars 2007
Faut-il qu'un peuple disparaisse pour savoir qu'il existe ?
par Milo KASK publié dans : Râlerie
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Mercredi 14 mars 2007

Jésus, pas très fier, décide de réunir ses disciples et apôtres pour une réunion d'urgence à cause du haut degré de consommation de drogues dans le monde. Après y avoir longuement réfléchi, ils concluent que, dans le but de mieux comprendre le problème, ils devraient essayer d'en  consommer eux-mêmes et discutent de la bonne façon de procéder. Ils décident finalement qu'une commission de certains membres retournerait sur terre pour rapporter les différents types de drogues.
L'opération secrète est donc menée à bien, et deux jours plus tard, les membres de cette commission sont de retour au ciel.

Jésus, attendant à la porte, fait entrer les premiers disciples :

"Qui est-ce ?
- C'est Paul"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Paul ?
- Du Haschich Marocain.
- Très bien mon fils, entre donc.

"Qui est-ce ?
- C'est Marc"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Marc ?
- De la Marijuana de Colombie.
- Très bien mon fils, entre donc.

"Qui est-ce ?
- C'est Mathieu"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Mathieu ?
- De la Cocaine de Bolivie.
- Très bien mon fils, entre donc.

"Qui est-ce ?
- C'est Jean"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Jean ?
- Du Crack de New-York.
- Très bien mon fils, entre donc.

"Qui est-ce ?
- C'est Pierre"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Pierre ?
- Du Speed d'Amsterdam.
- Très bien mon fils, entre donc.

"Qui est-ce ?
- C'est Judas"
Jésus ouvre la porte
"Qu'apportes-tu Judas ?
- LE FBI, MOTHER FUCKER ! TOUT LE MONDE CONTRE LE MUR !!

par on ne sait pas... publié dans : Boîte à bidules
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