Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

A voir


undefinedundefinedundefinedundefinedundefinedundefined ug_fck

Recherche

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Dimanche 2 mars 2008
 
 
Comme ce monsieur écrit mieux que moi sur le sujet et possède une crédibilité plus importante sur le sujet (prof agrégé de droit à Science Po), je me permets de remettre ici sa prose que vous n'avez peut-être pas lue.
Nicolas Sarkozy a eu raison de choisir comme terrain d’intervention publique le droit, la nouvelle loi sur la rétention de sûreté et les moyens de la mettre en œuvre après la décision du Conseil constitutionnel du 22 février. Il a eu raison de choisir ce domaine, parce qu’il relève par nature du domaine présidentiel. Les Français attendent de lui qu’il cesse d’être un candidat en campagne pour devenir un président en fonction. Qu’il cesse d’être ministre de tout pour devenir président de l’essentiel. Ils ne lui demandent pas des nouvelles de sa situation amoureuse, pas davantage de trancher le conflit des taxis, encore moins d’instaurer des obligations mémorielles à l’école primaire. Cette fois, donc, le Président ne s’est pas trompé de terrain. Mais il s’est trompé sur tout le reste, commettant trois erreurs et une faute.

Première erreur, la décision du Conseil constitutionnel aurait dû le combler. Le pouvoir en place ne pouvait guère espérer meilleur résultat. Il était en effet quasi inespéré que le juge constitutionnel accepte l’instauration de la possibilité d’un enfermement à vie après avoir purgé sa peine, sans avoir commis le moindre nouvel acte répréhensible, sans avoir fait preuve d’un comportement effectivement dangereux, pour soi ou pour autrui. Il l’a fait en estimant qu’un tel enfermement n’est «ni une peine, ni une sanction ayant le caractère d’une punition». A se demander ce qui serait une peine ou une sanction punitive. Et il était obligé de se livrer à cet audacieux déni de qualification, sans quoi la loi eût été contraire aux principes fondamentaux du droit pénal, consacrés dès la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : nul ne peut être puni s’il n’a commis un délit. Le chef de l’Etat aurait dû se réjouir d’un sophisme qui permettait à la loi par lui voulue d’entrer un jour, au moins partiellement, en vigueur.

Deuxième erreur, non content de s’offusquer de la décision du Conseil en son for intérieur, il fait part de son dépit. Et non content de s’en tenir là, il cherche le moyen de ne pas la respecter, et d’imposer quand même une application immédiate pleinement rétroactive, bien que le Conseil constitutionnel l’ait déclarée contraire à la Constitution. En mettant ainsi en cause une décision du juge constitutionnel suprême dans les vingt-quatre heures qui suivent son prononcé, le chef de l’Etat oublie (pour employer un euphémisme) l’article 62 de la Constitution, selon lequel «les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles». Il oublie également (autre litote) l’article 5 de notre loi fondamentale, qui dispose que «le président de la République veille au respect de la Constitution».

Troisième erreur, au lieu de demander discrètement au ministre de la Justice de rechercher d’autres solutions pour les criminels déjà condamnés, le chef de l’Etat s’adresse publiquement au premier président de la Cour de cassation. Ce faisant, il risque d’instituer ce dernier en juge constitutionnel supérieur du Conseil constitutionnel. En toute hypothèse, il oublie (pour poursuivre dans la modération) la suite de l’article 5, disposant qu’«il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics».

Ces trois erreurs relèvent donc d’une absence de lecture de la Constitution, ou, à tout le moins, d’une lecture des plus contestables de cette dernière. Elles sont donc fort regrettables de la part de la plus haute autorité politique de l’Etat, qui devrait la respecter et en inspirer le respect. Le plus probable reste cependant qu’elles demeurent sans suite grave du point de vue de l’Etat de droit. Si bienveillant soit-il à l’égard de son requérant, on imaginait mal le premier président de la Cour de cassation proposer d’ignorer ou de violer la décision du Conseil constitutionnel. Il s’y est d’ailleurs refusé.

Où l’on en vient à la faute, lourde de tous les dangers. Elle réside dans les justifications apportées par le président de la République lui-même à sa démarche sans précédent. A savoir, le refus de laisser en liberté «des monstres», parce que «le devoir de précaution s’applique pour la nature. Il doit s’appliquer pour les victimes». Voici les grands mots lâchés, qui ne peuvent que susciter l’adhésion immédiate dans notre vidéocratie compassionnelle. «Monstres», «victimes», «précaution». Qui peut souhaiter de nouvelles monstruosités ? Qui peut accepter de nouvelles victimes ? Qui peut leur refuser toute précaution ?

Sauf que ce raisonnement correspond exactement à celui qui fut tenu des siècles durant pour justifier les pires supplices en place publique. Celui qui fut tenu, et l’est encore en certains pays, pour justifier le maintien de la peine de mort. Celui qui fut tenu, et l’est encore par certains gouvernements, pour justifier la torture à l’encontre de terroristes ou supposés tels. Placer un devoir de précaution au-dessus des principes constitutionnels, et le souci des victimes au-dessus de la non-rétroactivité de la loi pénale plus dure, c’est rompre avec plus de deux siècles de droit pénal civilisé. Voilà pourquoi il paraît légitime, par-delà toute préférence politique, d’y voir une triste combinaison entre le populisme pénal qui a dicté l’adoption d’une telle loi et le populisme constitutionnel qui veut l’appliquer par-delà les principes supérieurs de notre droit.

Olivier DUHAMEL, professeur agrégé de droit public à Sciences-Po (à ne pas confondre avec Alain...).
Article publié initialement dans Libération le 27 février 2008

par Olivier DUHAMEL publié dans : Débat et des chaussettes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 20 février 2008
Je vais faire court aujourd'hui.
Je vous invite à lire cet article, à regarder et écouter la vidéo qui y est associée et à faire également un tour là (http://www.antisectes.net/these-droit.htm) et puis là (http://www.miviludes.gouv.fr/).

Déjà, cela devrait vous permettre de vous faire une première idée.
Google et votre cerveau feront le reste...
par C.W. publié dans : Râlerie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 11 février 2008
Vous avez été plusieurs à m'envoyer un document  qui circule sur internet ces derniers temps à propos de l'Arche de Zoé et des dessous de l'histoire qui interrogent.

Depuis le départ, cette histoire d'ONG récupérant des enfants me paraît plus complexe que ce que les médias ont bien voulu nous en dire.

Malgré diverses fouilles, difficile aujourd'hui de dire si ce qui est véhiculé dans le document en question possède une part de vérité , notamment le point principal avançant la théorie de l'utilisation d'enfants du tiers monde comme cobayes par un laboratoire pharmaceutique. C'est pourquoi je ne mets pas le document en question en ligne, histoire d'éviter toute embrouille ou fermeture de blog.

Si le flou artistique entretenu par les médias français n'arrange rien à notre compréhension - et malgré une propension assumée à m'emporter facilement - je suis très prudent sur tout cela.

Il ne faut pas oublier que le Tchad est un bastion de la "Françafrique" et reste un terrain de lutte entre la France, les Etats-Unis et la Lybie depuis des décennies (cf. note du 11 décembre dernier Revue de détails) et que le dirigeant Tchadien est un président autoproclamé qui a régulièrement des comptes à régler avec l'état français eu égard au long historique commun des deux pays. De là à dire qu'une tentative de manipulation des idées soient lancée, il n'y a qu'un pas. D'autant que je n'ai rien trouvé sur le site de La Planète Bleue à ce sujet (mais peut-être ai-je mal cherché), et qu'un site comme Voltairenet.org  - celui-là même qui soutient que les attentats du 11 septembre sont un coup monté par les USA pour pouvoir mettre en place leur politique antiterroriste - relaie l'idée avancée, mais sans réelle preuve tangible.

Alors oui, par un jeu de cascade il est possible de trouver des liens entre Bio Alliance Pharma, Paris Biotech Santé et l'Arche de Zoé. Oui l'UNICEF s'est fendue d'un commentaire discret mais interrogateur. Mais non, aucune certitude, aucune preuve irréfutable ne m'a convaincu. J'ai la faiblesse de croire encore à la présomption d'innocence plutôt qu'à la présomption de culpabilité. Je ne condamne donc pas tout en restant vigilant aux informations que je croiserai sur ce sujet.

Pour compléter, je vous invite à lire également ce que dit wikipédia de cette association, à lire cet article de Libé et à continuer de fureter ici et là à l'affut d'infos.

PS : si je choisis de ne pas condamner sans preuve, je reste convaincu que ce genre de chose puisse exister - ADZ ou autre, l'homme ayant largement démontré sa capacité à organiser l'horreur.

par C.W. publié dans : Débat et des chaussettes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 janvier 2008
Il était une fois, un trader fou qui a fait perdre - d'après ce que la presse et la banque concernée affirment - 4,9 milliards d'euros à une des plus grosses banques françaises sans que personne ne s'en aperçoive.
Outre l'aspect surréaliste de l'information - ainsi que le contenu de la conférence de presse qui a eu lieu aujourd'hui - je voudrais surtout retenir la folie d'un système qui peut faire basculer un morceau non négligeable de l'économie d'un secteur aussi facilement.
Je ne suis pas un financier de haut vol ni un expert en euros-pétro-boursico-dollars. Je constate seulement que l'usine à gaz qui régit (???) l'économie des pays et des entreprises n'est qu'un gigantesque jeu virtuel qui oublie un peu trop les liens qui relient les joueurs volontaires (les joyeux traders) des joueurs involontaires (les salariés des entreprises, pour faire court).
Je n'appuierai pas plus sur l'absurdité de tout ceci ni l'effarement que cela produit chez le citoyen lambda que je suis, sans parler des salaires moyens évoqués pour les joueurs rémunérés derrière leurs PC (100'000 € au minimum) qui, non contents d'être indécents, sont ubuesquement déconnectés des conséquences de leurs choix, contrairement aux PDG et parfois même certains actionnaires actifs.
par C.W. publié dans : Râlerie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 janvier 2008
On commencerait par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.

Après tu te réveilles dans un asile de vieux, en allant mieux de jours en jours.


Alors on te mets dehors sous prétexte de bonne santé et tu commence par toucher ta retraite.


Ensuite, ton premier jour de travail on te fait cadeau d'une montre en or.


Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.


Tu vas de fêtes en fêtes, tu bois, tu baises, tu n'as pas de problèmes graves.


Tu te prépares à faire des études universitaires.

Puis c'est le collège, tu joues avec tes copains, sans aucunes obligations jusqu'à devenir bébé.

Les derniers 9 mois tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service etc...


Et au final, tu quittes ce monde de merde dans un orgasme
!!!!!
par Quino - Merci Kathia publié dans : Boîte à bidules
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus