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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 11:38

Une fois les législatives passées, la guerre de succession à droite doit avoir lieu. Vite.

Tout d'abord pour recréer une dynamique au sein de l'UMP, seul parti démocrate de droite depuis la mort du Modem - François B., prend ta retraite.

Face à la toujours trop forte audience de l'extrême droite, il est impératif pour l'équilibre de notre république qu'une force politique démocrate-chrétienne soit puissamment présente sur l'échiquier politique afin d'accompagner les idées de la moitié des Français sans les faire tomber dans les ornières xénophobes et protectionnistes et également pour obliger la gauche au pouvoir à toujours argumenter et expliquer ses choix et orientations.

 

Ensuite, pour effacer rapidement l'esprit nauséabond laissé par la fin de campagne d'un président sortant aux abois et qui, dans l'espoir de conserver un pouvoir pour le pouvoir, a fait appel aux plus bas instincts de certains - sans succès. Lorsqu'on plante un clou par erreur dans un mur, une fois retiré le clou, il reste un trou. Ce qu'a fait l'ex-présidictateur est du même ordre : il a laissé croire que certaines idées xénophobes étaient compatibles avec la République : à la gauche et surtout, surtout, la droite, de démontrer qu'il s'agissait d'une erreur.

 

Enfin, parce qu'entre un JF Copé qui est le calque de Sarkozy, un Xavier Bertrand tout aussi dangereux malgré sa rondeur, le phoenix Juppé compétent mais trop rigide et un François Fillon plus démocrate mais plus manipulateur, il va falloir faire rapidement un choix sous peine de tourner en rond pendant encore 2 ou 3 ans, tout cela aux bénéfices du FN, encore une fois.

 

Alors chers démocrates de droite, vous qui êtes nécessaires et essentiels au bon fonctionnement de notre si imparfaite démocratie, je vous invite à vous mettre au travail dès cet été. Et si vous faites des primaires, je participerais volontiers au vote.

Par C.W. - Publié dans : Débat et des chaussettes - Communauté : Tel est le monde !
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 00:01

Ce soir j'ai fait du split screen. Et je me suis bien marré...

 

Nous sommes le 02 mai et les deux prétendants à la présidentielle sont en train de s'écharper en direct à la télévision. La TV, je n'en ai plus depuis quelques années et puis je ne suis pas masochiste au point de vouloir me taper 2H30 de débat.

Le contenu par contre m'intéresse fortement, ma conscience citoyenne m'invitant expressément à me pencher sur le sujet.

Il y a bien un moyen de voir cela via internet - à ce sujet, TF1 et France 2 ont autorisé les autres chaines de TV à retransmettre le débat mais pas les sites internet - mais je veux pouvoir garder une distance avec ce direct.

Alors je vais sur le "live" de Libération.fr. Pour ceux qui ne connaissent pas ce système, des journalistes et des internautes réagissent en direct au débat qu'ils regardent. Par écrit.

Afin d'assurer une parité idéologique, je me connecte aussi au Figaro.fr... Et puis aux Echos.fr et enfin à TF1.fr mais - comme je le fais parfois pour un match de foot - sans le son. [Oui c'est équilibré 3 sites de droite pour 1 site de gauche..] Et je partage mon écran en 4 pour suivre le tout, ce qu'on appelle un "split screen", un écran partagé en quelque sorte.


Ce nouveau jeu est stressant - surtout certains moments où tout semble s'affoler en même temps - mais le double avantage d'absence de son et de pouvoir lire calmement ce qui s'est soudainement écrit en quelques secondes permet un distance salvatrice tout en mesurant comment réagissent et les professionnels (journalistes) et les citoyens (tweets et commentaires).


Alors j'avoue, le direct géré par le Figaro, il faut s'accrocher, ce n'est pas très drôle. Par contre, les Echos utilisent les tweets des supporters des candidats, TF1 balise la droite de son écran également avec des tweets choisis (non, je ne suis ni sur facebook, ni sur tweeter pour ma part) et le live de Libé, malgré quelques problèmes informatiques (trop de connexions) présente une succession de commentaires salvateurs : Les remarques sérieuses et documentés (les fact-checkeurs du journal confirment ou infirment régulièrement les affirmations des candidats) succèdent aux commentaires partisans ou simplement drôles de commentateurs plus ou moins connus, plus ou moins habitués. Ce qui me vaut de nombreux sourires et éclats de rire face à quelques remarques saignantes, jeux de mots rigolos et questionnements faussement naïfs.


En complément, suivre ce débat en regardant sans les entendre les candidats à l'écran donne toute sa puissance au langage corporel et aux pics de stress de l'un ou de l'autre (enfin, surtout de l'un il faut bien le reconnaître). Car malgré l'absence de plan de coupe (interdits par les deux candidats) et la supervision par chacun de leur réalisateur en régie, les expressions des candidats lorsqu'ils parlent sont édifiantes. Et que dire de ce que l'on aperçoit dans les plans larges, pivotant ou surplombant !

Quant aux deux journalistes chargés d'animer le débat, ils sont transparents, aussi bien à l'écran sur le site de TF1 que dans les commentaires des autres sites, certains internautes lançant même un avis de recherche...

 

Bref, comme vous l'aurez compris, ce petit exercice m'aura non seulement permis de suivre le débat de manière ludique - ce qui était loin d'être gagné - mais m'a également permis de saisir cette confrontation de projets en y intégrant à la fois un recul nécessaire, un croisement immédiat d'avis divergents et une lecture sans doute beaucoup plus objective de la personnalité des candidats.

 

Je lirai naturellement demain bon nombre des journaux de droite et de gauche pour "paufiner" mon analyse. Mais ce soir, j'ai le sentiment d'être plus réceptif que jamais au débat politique grâce à cette "split" expérience ; que je renouvellerai donc.


Par C.W. - Publié dans : Débat et des chaussettes - Communauté : Tel est le monde !
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 21:03

Ci-dessous, l'édito du journal Le Soir du 30 avril dernier. Et cela a beau venir de Belgique, ce n'est pas drôle...

 

Nicolas Sarkozy ne court plus derrière le Front national. Ce dimanche, il l’a rattrapé. Le président candidat n’avait plus hier pour ses militants qu’un projet et une obsession : pas la croissance, pas la dette mais la Nation, l’identité, la frontière.

Mais pourquoi cet homme s’est-il tant battu pour la survie de l’Europe dès lors que les paroles scandées ce dimanche en torpillent l’essence ? Il faut réentendre et relire les phrases prononcées : « Je veux faire de la France une nouvelle frontière future de la civilisation du XXIe siècle », « Les pays qui gagnent sont ceux qui croient dans l’esprit national », « L’Europe a trop laissé s’affaiblir la Nation », « Je n’accepterai pas qu’il n’y ait plus aucune différence entre être français et ne pas l’être ». Il n’y a sans doute pas là de quoi arracher la victoire mais la manière dont il aura banalisé, exalté ces paroles, aura contaminé les esprits, quoi qu’il se passe le 6 mai. Jouer le nationalisme à l’extrême est un danger total, car on sait comment réveiller l’instinct identitaire mais rarement comment le maîtriser, le faire rentrer dans sa boîte et l’empêcher de virer à l’obsession raciste. Certains estiment François Hollande dangereux pour l’économie européenne et les marchés financiers. Mais c’est un amateur face à ce président candidat qui ose tout pour gagner.

Il n’est pas question ici de nier que la multiculturalité et l’intégration sont des enjeux majeurs pour la France et l’Europe de demain. Mais il y a une certitude : ce n’est pas avec cette ode triomphante à la Nation et à l’identité sous-entendue « pure » qu’on va apporter des solutions. Et il va en faire quoi, s’il est réélu le président Sarkozy, de son discours antieuropéen et identitaire ? Aller au bout de sa nouvelle logique ? Cela fait froid dans le dos.

Mais le pire dans cette histoire est que l’homme n’en pense pas un mot, de ce discours. Sarkozy depuis toujours, ne se sert des thèmes que parce qu’ils peuvent le servir, lui. Cet homme au service de son ambition, sorte de girouette sans tête, est en train de détruire l’esprit citoyen, de nourrir le racisme, d’exalter les instincts de haine. Dans sa tentative désespérée de quand même emporter cette couronne, il brûle tout sur son passage. Et ne s’en rend même pas compte.

 

 

L'original se lit ici

 

Par C.W. - Publié dans : Râlerie - Communauté : Tel est le monde !
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:27

Je vous laisse avec les mots de quelqu'un dont on ne pourra pas me taxer de complaisance mais qui transcrit bien le fond de la pensée d'une partie des électeurs, de droite comme de gauche.

 

"La campagne du premier tour a été indigente. Celle du second devient indigne. L'instrumentalisation de faits divers, l'improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes, tiennent aujourd'hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une.

Je veux le dire aujourd'hui avec gravité. C'est une route sans retour. La dérive électoraliste qui s'est engagée est un processus incontrôlable et sans fin. Une concession en entraînera toujours une autre. Un gage à l'extrémisme toujours un plus grand encore. Une digue rompue en fera céder une autre. Halte au feu !

Je ne peux cautionner cette dérive.

Le combat contre la logique des idées simples, de la peur et de la force, c'est l'engagement de toute ma vie politique au nom d'une certaine idée de la France. C'est la même spirale qui a entraîné la guerre en Irak et qui nourrit l'islamisme au nom du choc des civilisations. C'est la même spirale qui entraîne le Proche-Orient vers un désespoir toujours plus profond. La division n'a pas de fin. La haine n'a pas de fond. C'est cette conviction qui avait conduit Jacques Chirac à tracer des limites claires entre la droite républicaine et l'extrême droite. C'est cette conviction qui m'a conduit, cinq ans durant, à alerter contre les risques de dérive, de stigmatisation et de division.

Je ne supporte pas l'hystérie générale qui s'est emparée de l'élection dans laquelle le peuple français est pris en otage par six millions d'électeurs en colère. Aujourd'hui, tout se passe comme s'il n'y avait en France que des électeurs du Front national. Comme s'il n'y avait pas d'autres questions que le halal, l'immigration légale, les horaires de piscines municipales. La compétitivité, l'éducation, l'agriculture, l'innovation : disparues. L'Europe, le chômage, les déficits sociaux, la délinquance ? Lus jusqu'à l'absurde à travers les lunettes déformantes et rétrécissantes du FN. Les responsables politiques ne cessent de se laisser creuser l'écart entre le discours et les actes, nourrissant la rage et le désenchantement. Le FN n'est que le produit dérivé de ce mensonge généralisé.

C'est mon devoir de responsable politique d'assumer aujourd'hui l'exigence de mon héritage gaulliste en disant le poison mortel qui menace la droite : celui du reniement de ses valeurs, celui du sacrifice de ce qui fait notre identité. C'est mon devoir vis-à-vis des électeurs de la majorité qui, comme moi, s'interrogent, doutent du bien-fondé d'une telle politique, mais qui veulent croire que dans cette majorité il y a des hommes et des femmes dont la conscience reste en éveil et qui ne cesseront de se dresser pour que l'intérêt général prévale, pour que la dignité de notre pays l'emporte.

Ne nous abîmons pas. Chacun de nous doit prendre ses responsabilités pour faire revenir notre monde politique à la raison et retrouver un chemin d'espérance, de réconciliation et de refondation. A la force et à la peur, nous ne pouvons, citoyens libres, qu'opposer le droit, la raison et l'humanité.

La véritable réponse à cette dérive, ce sera de reconstruire un avenir pour notre pays.

Aujourd'hui, c'est vrai, la droite m'effraie, mais la gauche m'inquiète. Le 6 mai, quoi qu'il arrive, sera la victoire d'un homme, mais pas la victoire de la France. Tout sera à faire. Tout sera à réinventer. Nous aurons une tâche formidable devant nous: la réconciliation des Français.

Aucun des deux projets ne sera à même d'apporter les réponses nécessaires à une crise d'une gravité exceptionnelle. Alors faisons vivre deux exigences.

La première exigence, c'est de regarder plus loin que cette élection pour affronter les grands défis à venir. Notre réponse au chômage, au déclin industriel, au défi énergétique, notre réorientation vers une économie de la connaissance par une éducation nationale plus juste et plus efficace, notre place en Europe, nous ne les trouverons pas dans l'idéologie. La clé de ces urgences, c'est le rassemblement, c'est l'action, c'est le sens du devoir.

La deuxième exigence c'est, au-delà du bulletin de vote, au-delà du choix d'un nom, d'assumer jour après jour notre citoyenneté, avec vigilance et responsabilité face à tous les grands choix de notre nation.

Mon rôle n'est pas de dire pour qui voter, car chacun doit prendre ses responsabilités. Les citoyens ne sont ni des moutons ni des enfants turbulents. Le 6 mai, que chacun vote en pensant à la France et à ce qu'elle a toujours porté de meilleur, à ses valeurs de respect, de dignité et d'humanisme, parce que, en conscience, il faut bien choisir.

Et le 7 mai, tout restera à faire, il faudra se rassembler pour agir. C'est dans cette ligne que je m'engagerai dans la voie du redressement de notre pays".


Dominique de Villepin, ancien premier ministre

 

Source : Le Monde

Par C.W. - Publié dans : Débat et des chaussettes - Communauté : Tel est le monde !
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 14:49

 

Parce que dans quelques jours il ne faudra pas être en vacances toute la journée, parce que je n'ai pas la prétention de vous influencer dans votre choix mais que je souhaite m'exprimer sur le sujet quand même, mon premier épisode sur cette échéance est juste là pour rappeler que dans les 10 options que nous avons en tant que citoyen, l'une d'elle est à proscrire définitivement. La négation de l'autre, quel qu'il soit, ne peut en aucun cas être une politique constructive pour une nation. Alors le 22 avril, votez. Mais pas elle...

 

 

Par C.W. - Publié dans : Débat et des chaussettes - Communauté : Tel est le monde !
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